Gestion du domaine hydrique de l'État
Le Centre d’expertise hydrique du Québec (CEHQ), une agence du
ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, veille à la gestion du domaine hydrique de l’État, qui
est constitué du lit des lacs et des cours d’eau du Québec les plus
importants. Il appartient à l’État québécois et est placé sous l’autorité du
ministre de l’Environnement, qui contrôle les interventions qui s’y
effectuent.
Ainsi, pour le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des
Parcs, la gestion du
domaine hydrique de l’État consiste à s’acquitter des tâches inhérentes à la
gestion immobilière tout en assurant la protection de la ressource hydrique.
Ce rôle se traduit principalement par l’administration de baux, de permis,
de servitudes et d’actes de tolérance ainsi que par la vente ou le transfert
de juridiction de certaines parties du domaine hydrique de l’État. Avant
d’octroyer un droit, le ministre du Développement durable, de l’Environnement
et des Parcs doit connaître les plans
d’eau dont le lit fait partie du domaine hydrique de l’État. Il doit
également être en mesure de préciser les limites de son domaine par rapport
au terrain riverain. De façon générale, le domaine hydrique de l’État n’est
pas immatriculé au cadastre officiel.
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
collabore également avec le ministère des Ressources naturelles et de la
Faune, en ce qui a trait à l’arpentage des terres de l’État,
le Programme de réforme cadastrale, le Programme des petites centrales
hydroélectriques et l’affectation du territoire notamment pour la création
de parcs régionaux.
1. Cadre légal
2. Cadre administratif
La gestion du domaine hydrique de l’État comporte trois champs
d’activité, soit la connaissance, la délimitation et la concession de
droits.
2.1. Connaissance du domaine hydrique de l’État
2.1.1. Étendue du domaine hydrique de l'État
2.1.2. Requête concernant la domanialité
2.1.3 Imprescriptibilité
2.2. Délimitation du domaine hydrique de l’État
2.2.1. Le bornage et la convention avec un
propriétaire riverain
2.2.2. Les instructions du ministère des
Ressources naturelles et de la Faune
2.2.3. La réforme du cadastre et le domaine hydrique
de l’État
2.2.4 Les requêtes intéressant l'État
2.3. Concession de droits sur le domaine hydrique de l’État
2.3.1. Autorisation d'occupation à titre gratuit
2.3.2. Permis d'occupation
2.3.3. Servitude et acte de tolérance
2.3.4. Location
2.3.5. Vente
1. Cadre légal
La
Loi sur le régime des eaux, dont certaines dispositions
remontent à 1856, permet au gouvernement d’autoriser le ministre du
Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
à concéder sur le domaine hydrique de l’État certains droits, sous certaines
conditions, et à consentir le droit d’inonder les terres de l’État pour le
maintien et l’exploitation de barrages à des fins notamment de production
hydroélectrique ou de flottage du bois.
Le
Règlement sur le domaine
hydrique de l’État, édicté par l’adoption du décret numéro 81-2003
le 29 janvier 2003, en vertu de la Loi sur le régime des eaux,
autorise le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des
Parcs à décider lui-même de la
concession de certains droits, sous certaines conditions.

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