Gestion du domaine hydrique de l'État
2.3. Concession de droits sur le domaine hydrique de l’État
La Direction de la gestion du domaine hydrique de l’État peut délivrer les
documents légaux régularisant une occupation du lit d’un plan d’eau par des
constructions, telles que remblais, jetées, quais, brise-lames, marinas,
sites aquacoles, érigées en conformité avec la Loi sur la qualité de
l’environnement et les règlements d’urbanisme applicables (Code
civil, art. 2990)
ou encore simplement une occupation sans ouvrage comme une plage.
2.3.1. Autorisation d'occupation à titre gratuit
2.3.2. Permis d'occupation
2.3.3. Servitude et acte de tolérance
2.3.4. Location
2.3.5. Vente
| Note : Tous les montants, taux unitaires, loyers minimaux de même
que les frais d’administration
mentionnés dans le présent texte sont ceux applicables au 27 février 2003 et
sont ajustés au 1er avril de chaque année pour tenir compte de la variation
des prix à la consommation.
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2.3.1. Autorisation d'occupation à titre gratuit (art. 2, Règlement)
Le propriétaire d’un terrain riverain peut, gratuitement et sans
l’autorisation du ministre du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune et
des Parcs, installer une
plate-forme sur pilotis, une plate-forme flottante avec ancrage
amovible ou un abri à bateaux sur pilotis, pourvu que la superficie
n’excède pas 20 mètres carrés et que la plate-forme ou l’abri n’occupe
pas plus de 1/10 de la largeur du lit du cours d’eau à cet endroit.
2.3.2. Permis d'occupation (art.10, Règlement)
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs peut consentir, par un permis
d’occupation et en imposant une tarification, l’occupation à des fins
non lucratives du domaine hydrique pour y installer les ouvrages
suivants :
- une plate-forme sur pilotis, une plate-forme flottante avec
ancrage amovible ou un abri à bateau sur pilotis dont la superficie
excède 20 mètres carrés ou occupant plus de 1/10 de la largeur de la
rivière à cet endroit. Le coût du permis est de 50 $*;
- un ouvrage permettant le captage ou le rejet d’eau. Le coût du
permis est de 50 $*;
- un ouvrage servant à protéger les berges contre l’érosion, les
affaissements, les glissements de terrain ou les inondations. Le
coût du permis est de 50 $*;
- un pont dont les assises sur le lit du domaine hydrique n’occupe
pas plus de 1/10 de la largeur à cet endroit. Le coût du permis est
de 3 $* par mètre linéaire de longueur de l’ouvrage concerné, avec un
minimum de 50 $*;
- un câble, une conduite ou un ouvrage autre qu’une jetée, servant
à assurer une liaison ou des communications entre les deux rives. Le
coût du permis est de 3 $* par mètre linéaire de longueur de
l’ouvrage concerné, avec un minimum de 50 $*;
- un ancrage pour amarrage. Le coût du permis est de 50 $*.
Le permis d’occupation du domaine hydrique de l’État vaut pour une année.
Il se renouvelle automatiquement et gratuitement d’année en année et devient
nul de plein droit lorsque cesse l’occupation pour laquelle il avait été
consenti. (exemple de permis
d’occupation) Le permis peut toutefois être délivré pour une durée
n’excédant pas 25 ans dans le cas d’un pont, d’un câble, d’une
conduite d’eau ou d’un ouvrage autre qu’une jetée. Le permis peut
être révoqué par le ministre du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune
et des Parcs en cas de
non-respect des conditions fixées ou des conditions d’autorisation
délivrées.
2.3.3. Servitude et acte de tolérance (art. 16 et 17,
Règlement) Le ministre du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune
et des Parcs est autorisé à
consentir des servitudes et des actes de tolérance sur le domaine
hydrique de l’État. Pour une servitude, le prix est établi selon la
valeur uniformisée au rôle d’évaluation foncière et ne peut être
inférieur à 250 $* si la superficie visée est inférieure à un hectare,
et de 250 $* l’hectare si la superficie est supérieure. Des frais
d’administration de 250 $* sont exigibles pour l’examen d’une demande
et sont déductibles du montant exigible lors de l’octroi du droit.Un
acte de tolérance peut être consenti à titre gratuit.
2.3.4. Location (art. 19, Règlement)
La location permet, par
l’entremise d’un bail, de régulariser une occupation du lit d’un plan
d’eau par des constructions telles que remblais, jetées, quais,
brise-lames, marinas, sites aquacoles, ou encore une occupation sans
ouvrage comme une plage sur le domaine hydrique de l’État. À
l'exception d'un bail pour fins d'aquaculture, un tiers qui
sollicite une location doit obtenir le consentement du
propriétaire riverain adjacent.
Modalités d’obtention d’un bail
Le propriétaire riverain qui désire obtenir un bail doit adresser une demande de location par écrit au :
Centre d'expertise hydrique du Québec
Direction de la gestion du domaine hydrique de l’État
675, boul. René-Lévesque Est, Aile Louis-Alexandre-Taschereau, 4e
étage, boîte 16
Québec (Québec) G1R 5V7
et préciser l’objet de sa demande, de
même que les fins poursuivies par l’occupation ou la construction érigée
sur le domaine hydrique de l’État.
Les documents suivants doivent être
joints à chaque demande :
- une photocopie du ou des titres de propriété sur le ou les lots
riverains contigus;
- une photocopie de l’avis d’évaluation foncière municipale du ou
des terrains riverains pour l’année en cours ou encore une photocopie
du compte de taxes municipales;
- une photocopie du certificat de localisation le plus récent et du
rapport d’arpentage du terrain riverain, si disponible.
À la suite de l'analyse du dossier démontrant la recevabilité
de sa requête, le propriétaire riverain est invité à mandater
à ses frais un arpenteur-géomètre pour que celui-ci prépare un plan montrant la
superficie visée par la location, ce dernier étant préparé
suivant les normes du Centre d'expertise hydrique du Québec en
vue de l'annexer au bail. L'arpenteur-géomètre doit alors
télécharger les fichiers nécessaires à
l'exécution de son mandat, lesquels prévoient un cadre graphique
et résument les informations à inscrire sur le plan.
L'arpenteur-géomètre
doit
télécharger les fichiers nécessaires à l'exécution de
son mandat. Ces fichiers prévoient :
- Des directives générales (
format
PDF, 37 ko)
- Des directives particulières pour la préparation :
- du plan de bail de plage (
format
PDF, 189 ko)
- du plan de bail de structure nautique (
format
PDF, 174 ko)
- du plan de bail de marina (
format
PDF, 218 ko)
- Un cadre graphique (
format
PDF, 107 ko)
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Bien que le bail consenti puisse être de longue durée (25 ans) et inscrit
au Bureau de la publicité des droits, il est généralement valide pour une
période d’un an et reconduit automatiquement, à moins d’avis contraire des
parties concernées (exemple de bail).
Le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs est autorisé à
régulariser par un bail les installations constituées de remblais, les
jetées, quais et autres structures de type brise-lames, et celles
constituées aux fins de plage, de marina et d’aquaculture commerciale.
Pour l’octroi de droits d'inondation ou autres relatifs à l'érection
et au maintien de barrages sur les terres de l’État, le ministre du
Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs
doit d’abord obtenir l’autorisation du gouvernement du Québec; le
loyer est alors fixé par décret.
Changement d’adresse d’un locataire
Pour informer le ministère du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune
et des Parcs d’un
changement d’adresse, vous devez communiquer avec le Direction de la
gestion du domaine hydrique de l’État au 418 521-3818. Il est
important d’avoir en main soit le numéro de dossier, soit le numéro du
bail, le numéro du client (débiteur) ou le nom du client et le nom du
cours d’eau.
Transfert de bail
Lorsqu’un locataire souhaite céder son bail, en vertu d’une clause y
étant généralement prévue, il doit obtenir le consentement du ministre. Une
copie de l’acte de vente de la propriété riveraine est alors exigée et peut
être transmise soit par le mandataire (notaire, arpenteur-géomètre, etc.),
soit par le nouveau propriétaire ou par l’ancien propriétaire. Sur réception
du document, une lettre confirmant l’acceptation du transfert sera émise par
le Direction de la gestion du domaine hydrique de l’État. Si ce document n’est
pas disponible, le nom et l’adresse du nouvel acquéreur seront demandés.
Pour faciliter le traitement d’une demande de transfert de bail, il est
important de fournir le numéro de dossier, le numéro du bail, le numéro de
débiteur (client) ou le nom du client et le nom du cours d’eau.
Le bail alloue un délai de 45 jours pour la transmission de la décision du
ministre relativement à la sous-location ou à la cession d’un bail.
Des frais d’administration de 35 $* sont exigés pour une demande de
cession de bail, de sous-location ou de modification à la superficie
louée à des fins lucratives, à des fins de marina ou à des fins
d’aquaculture.
Résiliation de bail
Le locataire qui demande à mettre fin au bail doit transmettre une lettre explicative avec
photos montrant que le site a été remis dans son état original. Il est
très important de préciser dans sa demande le numéro de dossier, le
numéro du bail, le numéro de débiteur (client) ou le nom du locataire
et le nom du cours d’eau. Sur réception de la demande et après analyse
du dossier, une lettre confirmant la résiliation du bail pourra être
émise au détenteur du bail. Dans certains cas, une visite des lieux
par un représentant du ministère du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune
et des Parcs pourrait être
nécessaire.
Obtention d’une copie d’un bail
Si le locataire demande une copie de son bail, il doit préciser le numéro
de dossier, le numéro du bail, le numéro du client (débiteur) ou le nom du
cours d’eau. De plus, des informations spécifiques ou une demande écrite
pourront lui être exigées pour attester son identité.
Le notaire, l’avocat ou l’arpenteur-géomètre mandaté par le locataire
doit attester son mandat dans la demande écrite de copie de bail.
La demande d’une copie de bail formulée par toute autre personne devra
être accompagnée de l’autorisation signée par le locataire, à défaut
de quoi cette demande sera traitée conformément aux dispositions de la
Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la
protection des renseignements personnels. Le bail contient des
renseignements nominatifs dont le caractère confidentiel doit être
préservé.
Facturation
Le loyer annuel varie selon l’utilisation ou la fin poursuivie par le
locataire, suivant qu’elle est lucrative ou non. Les taxes fédérale et
provinciale de consommation (TPS et TVQ) sont applicables au loyer.
Le loyer est facturé annuellement au propriétaire riverain, et ce,
deux mois avant la date de son renouvellement.
Le paiement du loyer
ainsi que les taxes applicables sont perçus et déposés par la
Direction des ressources financières et matérielles du ministère du
Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs.
Si le paiement n’a pas été effectué dans un délai de trente jours
suivant la date du renouvellement, un état de compte sera transmis au
locataire par la Direction des ressources financières et matérielles.
Des frais d’intérêts seront alors réclamés en plus du loyer.

1. Bail pour l’occupation d’une structure nautique (art. 19
à 27, Règlement)
Ce type de bail est requis pour l’occupation d’une parcelle du domaine
hydrique de l’État remblayée ou comprenant des aménagements tels que des
jetées, quais, brise-lames, etc. Si la fin poursuivie est lucrative, le
loyer annuel est calculé à 10 % de la valeur inscrite au rôle
d’évaluation foncière. Le loyer minimal annuel est fixé à 250 $*. Si la
fin poursuivie est non lucrative, le coût du loyer annuel est calculé
à 5 % de la valeur inscrite au rôle d’évaluation foncière. Le loyer
minimal annuel est fixé à 50 $*.
Lorsque la location est consentie à une municipalité ou à un organisme à
des fins non lucratives qui favorisent l’accès du public aux plans d’eau, à
l’exception d’une marina, le loyer minimal est de 50 $* l’hectare, sans être
inférieur à 50 $*.
La superficie maximale de location du domaine hydrique de l’État est de cinq hectares.
2. Bail pour l’usage d’une plage (art. 19 à 27, Règlement)
Ce type de bail est requis pour l’utilisation d’une parcelle du domaine
hydrique de l’État généralement non aménagée et sans ouvrage, communément désignée comme
une plage.
Si la fin poursuivie est lucrative, le coût du loyer annuel est calculé à
10 % de la valeur au rôle d’évaluation foncière. Le loyer minimal annuel est
fixé à 250 $*. Si la fin poursuivie est non lucrative, le coût du loyer
annuel est calculé à 2 % de la valeur au rôle d’évaluation foncière. Le
loyer minimal annuel est fixé à 50 $*.
La superficie louée dans ce cas est limitée au strict minimum requis pour
des activités de plage. De plus, le bail pour l’usage d’une plage ne permet
pas au locataire d’interdire le passage à pied des personnes sur la grève.
(Code civil, art. 920)
3. Bail de marina
(art. 24, Règlement)
L’utilisation du domaine hydrique de l’État aux fins d’une marina est
supposée se faire à des fins non lucratives privées. Le taux unitaire
utilisé pour établir la valeur du terrain ne peut excéder 15,25 $* par mètre
carré. Le loyer minimal annuel est fixé à 250 $*.
La
superficie de terrain aménagée avec des structures permanentes est louée
à 5 % de la valeur du domaine et la superficie aux fins de bassin de
mouillage et de structures amovibles, à 2 % de sa valeur.
4. Bail d’aquaculture (art. 28, Règlement)
Le bail d’aquaculture est requis pour l’exploitation d’un établissement
piscicole ou pour effectuer la culture ou la récolte commerciale de végétaux
aquatiques conformément à la Loi sur les pêcheries et l’aquaculture
commerciales. Le loyer annuel est calculé à 2,50 $* l’hectare pendant les
cinq premières années s’il y a présence d’infrastructures et à 0,50 $*
l’hectare pendant les dix premières années s’il y a absence
d’infrastructures. Le loyer minimal annuel est fixé à 250 $*. Il est à
souligner que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
est le guichet unique d’entrée des demandes provenant d’aquaculteurs. À la
réception de la copie du permis délivré par ce ministère et après
vérification des autres permis requis, si nécessaire, un projet de bail est
préparé pour les fins requises. La durée maximale du bail est de 20 ans.
5. Bail incluant une promesse de vente (art. 29, Règlement)
Dans le cas où une vente par l’État est envisagée, la partie du domaine
hydrique visée peut être louée tout en comportant une promesse de vente qui
ne peut excéder une période de cinq ans. En cours de bail, si la propriété
riveraine est vendue, son acquéreur pourra poursuivre le bail et bénéficier
de la valeur déterminée dans la promesse de vente. Il ne pourra toutefois
bénéficier de la déduction des loyers payés par le locataire précédent.
6. Bail pour un parc régional (art. 30, Règlement)
Ce type de bail est requis pour la location d’une partie du domaine
hydrique de l’État aux fins d’exploitation d’un parc régional. L’emplacement
a été déterminé par règlement adopté par une municipalité régionale de comté
pour la pratique d’activités récréatives et sportives.
2.3.5. Vente (art. 31, Règlement) Les propriétaires de terrains
riverains ayant été agrandis dans le plan d’eau à la suite de travaux de
remblayage peuvent obtenir un titre clair pour la portion en
remblai sur le domaine hydrique de l’État qu’ils occupent.
Sous réserve du respect de certaines conditions, notamment
quant à la légalité du remblai, le ministre du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune
et des Parcs est autorisé à céder
des parties du
domaine hydrique de l’État qui ont été remblayées à :
-
50 % de la valeur foncière si le remblai a été réalisé avant 1994;
-
25 % de la valeur foncière si ladite parcelle de terrain n’est pas
bordée par l’eau et si le remblai a été réalisé avant 1994;
-
100 % de la valeur foncière si le remblai a été réalisé après 1993.
L’hyperlien suivant résume les principales
dispositions relatives à la vente, soit le prix de vente, les frais
d’administration, les engagements de l’acheteur, les déductions de loyer, le
calcul approximatif du prix de vente, les documents à fournir lors de la
formulation de la demande d’achat et l’adresse de correspondance.
Une vente peut être consentie à une municipalité pour la valeur nominale
de 1 $ si cette dernière s’engage, sous condition résolutoire, à
maintenir les lieux à des fins non lucratives publiques. Des frais
d’administration de 500 $* plus 1 $* du mètre linéaire de rive sont exigés
dans le cas d’une telle vente à une municipalité.
La délimitation autour du lac
Saint-François, un endroit où la retenue d’eau est très ancienne, est un
cas particulier qui se résout par le biais de cessions mutuelles de
droits, effectuées de part et d’autre d’une limite convenue. L’État y
vend alors ses droits pour la somme nominale de 1 $.
Des frais
d’administration de 250 $* sont exigés pour convenir d’une délimitation
en vertu de cette disposition réglementaire.
* Tous les montants, taux unitaires, loyers minimaux de même
que les frais d’administration mentionnés dans le présent texte sont ceux applicables au
27 février 2003 et
sont ajustés
au 1er avril de chaque année pour tenir compte de la variation des prix à la consommation.
Pour tout commentaire, vous pouvez communiquer avec le
CEHQ par courrier électronique ou par téléphone
au 418 521-3866, poste 7150.
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